Comme l'a promis le Premier ministre Jean Castex mi-juillet, les droits à l'allocation chômage sont prolongés pour ceux dont l'échéance est intervenue lors du confinement. Plus précisément, ils sont prolongés de 1, 2 à 3 mois pour ceux dont l'échéance initiale tombait en mars, avril ou mai.

Pour contrer les effets néfastes de la crise sanitaire sur l’emploi, les conditions d’accès et la durée des droits au chômage ont été assouplies. Un décret et un arrêté ont été publié en ce sens au Journal officiel les 26 et 30 juillet dernier. Ainsi, les droits à l'allocation chômage (ARE, ASS...) sont prolongés pour les demandeurs d'emploi arrivés en fin de droit entre le 1er mars et le 31 mai. En clair, les droits épuisés entre le 1er mars 2020 et le 31 mai 2020 bénéficient d'une prolongation de versement en fonction de la date de fin de droits :

  • entre le 1er mars et le 31 mars 2020, 92 jours calendaires ;
  • entre le 1er avril et le 30 avril 2020, 61 jours calendaires ;
  • entre le 1er mai et le 31 mai 2020, 31 jours calendaires.

Ces jours supplémentaires seront déduits de ceux où le demandeur aura exercé une activité professionnelle ou aura été en arrêt maladie par exemple. Cet allongement se fait de manière automatique, sans intervention du demandeur d’emploi qui a continué à s’actualiser normalement.

Report au 1er janvier 2021 de la réforme

En outre, depuis le 1er août, le temps de travail requis pour avoir droit à l'allocation chômage est passé de 130 jours (6 mois) à 88 jours travaillés (4 mois) pour les « travailleurs privés d’emploi dont la fin du contrat de travail intervient entre le 1er août 2020 et le 31 décembre 2020 ». Les 130 jours étaient devenus la norme depuis l’entrée en vigueur, le 1er novembre 2019, du premier volet de la réforme de l’assurance chômage. Ces 88 jours s’entendent sur les 80 derniers mois pour les personnes âgées de moins de 53 ans et sur les 36 derniers mois à partir de 53 ans.

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D’autres points de la réforme ont aussi été reportés au 1er janvier 2021, comme le mécanisme de dégressivité pour les personnes de moins de 57 ans dont le revenu mensuel dépasse 4 500 euros bruts.