Faciles à mettre en place, peu coûteuses et presque sans risques : les arnaques en ligne, cest le jackpot quasi assuré pour tous les escrocs. Logique, dans ce contexte, que le phénomène prenne toujours plus dampleur. En 2019, le nombre de personnes sétant déclarées à Cybermalveillance.gouv.fr, la plateforme gouvernementale daide aux victimes lancée au printemps 2017, a été multipliée par 3 pour atteindre 86 000, rapporte Le Monde. Parmi elles, un quart environ ont été victimes dhameçonnage (ou phishing), une technique qui consiste pour les pirates à usurper, dans un courriel ou un SMS, lidentité dune institution ou dune entreprise pour extorquer des données personnelles. Et tout particulièrement des coordonnées bancaires, les plus convoitées car les plus faciles à « monétiser ».
Lidentité dune institution, en particulier, est fréquemment détournée : les impôts. Parmi les victimes de phishing déclarées lan dernier, une sur deux a été abusée par un courriel à lentête de la Direction générale des finances publiques. Lannée 2019 sy prêtait, il faut dire : avec le passage au prélèvement à la source et « lannée blanche » fiscale qui en a découlé, des millions de contribuables attendaient des virements de régularisation de la part du fisc. Un contexte exploité par les pirates, qui ont utilisé la promesse dun remboursement dimpôts pour soutirer les coordonnées bancaires des moins vigilants.
Rappel : pour éviter les ennuis, certaines bonnes pratiques doivent être mises en uvre systématiquement. Choisir des mots de passe complexes et uniques ; ne jamais se connecter à un site, surtout sil est sensible (boîte mail, banque, impôts, fournisseurs télécom, etc.) depuis un lien reçu par courriel ou SMS ; toujours vérifier ladresse de lexpéditeur du mail ; être vigilant sur lorthographe et la syntaxe du message ; et surveiller régulièrement létat de ses comptes bancaires.



















