« Il est essentiel » que l'usage des titres-restaurant « soit fléché vers les commerces pertinents en matière de restauration des salariés et bénéficie en premier lieu à la restauration », a écrit l'entreprise dans un communiqué transmis à l'AFP.

Edenred appelle « à la mise en place d'un double plafond différencié entre les enseignes de distribution et les restaurateurs ».

L'Umih, première organisation patronale de l'hôtellerie-restauration en France, avait écrit fin décembre au ministre du Commerce Serge Papin pour l'« alerter » de l'agrément reçu par Hema, « au titre d'une offre alimentaire composée quasi exclusivement de produits de grignotage et de confiserie ».

L'Umih dénonçait une décision « emblématique des dérives permises par la prolongation de l'extension des titres-restaurant à l'ensemble des produits alimentaires, extension dont les effets sont aujourd'hui particulièrement préjudiciables au secteur de la restauration ».

L'organisation prône aussi l'instauration d'un double plafond.

Les titres-restaurant (Groupe Up, Pluxee, Swile, etc) sont utilisés par plus de cinq millions de salariés pour régler des repas et des courses alimentaires chez quelque 244.000 commerçants.

Ils sont « un instrument de politique sociale au service d'une alimentation de qualité au travail et d'équité pour les salariés qui ne bénéficient pas d'une cantine d'entreprise », estime Edenred.

Le gouvernement souhaite pérenniser la possibilité d'utiliser les titres-restaurant pour payer ses courses alimentaires en supermarché, qui court jusqu'à fin 2026, via une réforme du secteur qui devrait être discutée cette année au Parlement.