Cest une des solutions possibles à lengorgement des villes par les automobiles, quelles circulent ou restent stationnées dans lespace public. Lautopartage entre particuliers permet à tout à chacun de louer sa voiture personnelle sur des plateformes numériques spécialisées. En France, deux se partagent le marché : Ouicar et Getaround. Sur le papier, tout le monde est gagnant : le locataire, qui peut accéder facilement à une voiture en fonction de ses besoins ; le loueur, qui rentabilise son véhicule quand il ne sen sert pas ; et la plateforme bien sûr, qui prélève une commission de lordre de 30% du prix de location. Dans les faits toutefois, les loueurs particuliers se plaignent de la faiblesse des recettes quils tirent de cette activité. En cause notamment : la fiscalité qui pèse sur ces revenus.
Les revenus tirés de lautopartage doivent être déclarés dès le premier euro à ladministration fiscale. Là où le bât blesse, cest quils doivent être déclarés brut, cest-à-dire en incluant la commission payée à la plateforme pour le service de mise en relation : de largent, donc, que les loueurs ne touchent pas. Résultat : « Quand vous avez payé lassurance, lentretien, le nettoyage, lusure des pneus, les réparations de la voiture et que vous payez des impôts dont une partie sur 30% de recettes que vous navez pas touchées, il ne vous reste plus grand-chose », résume dans Le Parisien Frédéric Velez, président de lUnion nationale des acteurs de lautopartage et mobilités (Unaam), qui pointe le risque de dissuader les particuliers et donc de freiner lessor de lautopartage en France.
Interrogées par Le Parisien, les plateformes Ouicar et Getaround sont conscientes du problème, quelles ont fait remonter aux pouvoirs publics. Parmi les solutions envisagées, Benoît Sineau, son PDG de Ouicar propose de « mieux ventiler la commission en basculant une partie de celle-ci vers le locataire ».
Airbnb, Le Bon Coin, Ouicar, Blablacar... Comment déclarer vos gains aux impôts














