Selon SUD-PTT, « 471 bureaux de poste de plein exercice » vont fermer en 2026 pour être transformés en agences postales communales ou relais commerçants. Ces structures offrent de moindres services aux usagers de La Poste, a dénoncé ce syndicat dans un communiqué publié mercredi, en s'appuyant sur des informations obtenues dans les CSE du groupe.

La direction de La Poste a contesté cette affirmation syndicale, en expliquant qu'« il ne s'agit (...) en aucun cas d'une liste de fermetures de bureaux » mais d'« une liste de discussion et de travail avec les élus locaux afin d'identifier les solutions les mieux adaptées aux besoins des territoires ».

Ces listes « recensent des sites sur lesquels La Poste pourrait engager une réflexion et concertation dans le cadre de sa convention tripartite avec l'Etat et les maires de France, afin d'identifier les solutions de présence postale les mieux adaptées aux besoins des habitants et aux réalités locales », a précisé le groupe, comme il l'avait déjà indiqué à Mediapart.

Le comptage réalisé par SUD-PTT englobe des bureaux concernés sur une période allant de décembre 2025 à décembre 2026, « en année glissante », voire jusqu'au « premier semestre 2027 », a précisé à l'AFP Nicolas Galepides, secrétaire fédéral du syndicat.

Si La Poste rappelle qu'elle « reste dans les territoires avec ses 17.000 points de contact », M. Galepides regrette qu'elle ne différencie pas ses agences postales de ses « ersatzs », les « relais Poste » ou les « agences postales communales », qui proposent des services plus limités, notamment en matière d'opérations bancaires.

De son côté, la CGT-FAPT a déploré un « abandon des territoires » par La Poste. La transformation des bureaux de poste en agences postales communales n'est pas une « réponse acceptable », a estimé le syndicat dans un communiqué publié mardi.

« La suppression des bureaux de poste va s'accélérer. C'est ce que nous, on veut éviter, mais c'est la stratégie de l'entreprise », a dit à l'AFP Laurent Lecomte, délégué syndical central adjoint CGT-FAPT à La Poste.

Début juillet, le groupe a dévoilé son plan stratégique à l'horizon 2031, avec plus de colis à livrer et d'assurances, mais moins de courriers, voire de bureaux, à l'heure où des députés appellent à une nouvelle loi postale pour garantir la pérennité du groupe public.

Après des années de transformation pour répondre à l'effondrement des lettres traditionnelles, La Poste entend « franchir une nouvelle étape » en misant sur ses points forts pour atteindre 40 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2031.