« L'économie française était sur le fil du rasoir de la récession. Elle va plonger car Lecornu prépare un nouveau bûcher de coupes rases qui va aggraver tous les maux. Ne nous demandez pas, je ne sais pas quelle bienveillance à son égard. Une fois de plus, nous le censurerons », a déclaré le candidat LFI à la présidentielle, lors du discours de clôture de l'université d'été de son mouvement.

Sébastien Lecornu a mis en garde samedi les parlementaires contre la tentation d'attendre la présidentielle pour adopter un budget en 2027, ce qui serait « le choix du désordre ». « Voyez tous ces gens qui nous ont conduits à ce désastre, venir nous donner de leçon sur la manière de bien gérer. Nous nous engageons une fois au gouvernement à remettre de l'ordre dans les comptes publics, car nous en sommes capables », a-t-il lancé.

Taxe sur les superprofits

Pour redonner des marges de manœuvre au budget de l'État, Jean-Luc Mélenchon promet « de faire payer l'impôt aux dizaines de milliers de grandes fortunes et aux multinationales qui n'en payent pas », d'instaurer « une taxe sur les superprofits comme la réclament six pays européens » et de relancer « la consommation populaire et l'investissement par l'augmentation des salaires et la suppression des niches fiscales prédatrices ».

Il a également demandé à ce que la Banque centrale européenne « mette au congélateur les dettes des États en commençant par celles de la période Covid ».