D'après cette étude, 70% des Français se disaient fin 2025 « beaucoup » ou « assez » préoccupés par la dette publique, contre 52% en 2023, indique la Drees dans un communiqué. Ce niveau est le plus haut depuis 2015.
La part de ceux jugeant « plus important de réduire le déficit de la Sécurité sociale plutôt que de maintenir au niveau actuel les prestations sociales et les remboursements d'assurance maladie » atteint « un maximum » depuis 2015, à 48% en 2025, contre 40% en 2023.
Cette enquête suit chaque année depuis 2000 l'évolution de l'opinion à l'égard de la santé, la protection sociale et les inégalités sociales. Réalisée auprès de 4 000 personnes en face à face du 13 octobre au 19 décembre 2025, la dernière étude met en évidence une « insatisfaction croissante vis-à-vis des dépenses de protection sociale », relève la Drees.
Un système qui « coûte trop cher » ?
Ainsi 71% des personnes interrogées jugent que le système de Sécurité sociale « coûte trop cher à la société », contre 63% en 2023. Plus de huit Français sur dix considèrent que « les dépenses de santé sont trop élevées car le système n'est pas bien géré ».
Un quart des répondants jugent que la France « consacre une part excessive du revenu national au financement de la protection sociale », contre un sur six en 2023. Par ailleurs, la Drees a interrogé les Français sur ce que devraient être les objectifs de la politique familiale, notant la forte progression du soutien à la natalité, en écho à la baisse de 14% du nombre annuel de naissances sur la période.
La part des personnes interrogées plaçant le soutien à la natalité comme premier objectif de la politique familiale passe de 8% en 2019 à 19% en 2025. L'objectif de « rendre les jeunes de plus de 20 ans plus autonomes à l'égard de leur famille » progresse fortement, passant de 17% à 25%.
La part de ceux qui pensent que la priorité doit être de « rapprocher les niveaux de vie entre familles aisées et modestes » chute de 32% à 19%. La « conciliation entre vie familiale et professionnelle » reste l'objectif prioritaire pour 29% des répondants, mais recule de 7 points par rapport à 2019.













