L'ASF est l'organisme rassemblant les entreprises de crédit et de services financiers, notamment des banques, proposant du crédit à la consommation, de l'affacturage ou encore du crédit-bail mobilier et immobilier.
Les services de médiation de l'ASF, qui interviennent après une première étape de réclamation, ont traité 2.840 dossiers l'an dernier.
La différence avec le nombre de saisines, pour 70% issues du formulaire en ligne, s'explique par la part importante de saisines irrecevables, parce qu'incomplètes, prématurées ou portant sur un établissement non adhérent.
« Les consommateurs y voient une dernière voie de résolution amiable des différends, mais également un moyen de faire vérifier les arguments avancés par les établissements mis en cause notamment en matière de fraude », relève le médiateur, Gilles Vaysset, dans son rapport.
Selon lui, « la médiation apparaît ainsi comme un moyen de sécurisation et de clarification des litiges ». La tendance à la hausse du nombre de saisines s'est poursuivie entre janvier et mai 2026.
Les utilisations frauduleuses de carte et vols de carte ainsi que les escroqueries sont les litiges les plus fréquents, liste le rapport du médiateur.
Il pointe par ailleurs des « risques attachés à certains moyens de paiement, tels que les cartes, les portefeuilles numériques ou les solutions de type Apple Pay, lorsqu'ils ne comportent pas de plafonds adaptés ».
Le médiateur a également mis en avant « la persistance de la fraude aux faux investissements en cryptomonnaies ».
Les services de médiation de l'ASF, créés en 1995 et qui comptent 7 juristes, ont formulé 1.899 propositions de solution, auxquelles s'ajoutent 911 dossiers en cours d'instruction dans lesquels un accord amiable a pu être trouvé.
Le délai moyen de traitement est de 80 jours. Au total, près de 1,6 million d'euros ont été versés aux consommateurs l'an dernier, en règlement des litiges.













