Alors que la guerre au Moyen-Orient a depuis fait flamber leurs coûts, certains fournisseurs demandent déjà une réouverture des discussions.
La plupart des familles de produits enregistrent même une baisse de prix net, comprise entre 0,3% et 0,5% : c'est le cas de l'épicerie salée, des produits frais, des produits laitiers et des boissons, rapporte l'Observatoire des négociations commerciales annuelles. Seuls l'épicerie sucrée et les surgelés sont en hausse, d'environ 1%, bien que l'organisme note une « absence de consensus » sur l'ampleur exacte de cette hausse entre fournisseurs et distributeurs.
Ces prix d'achat en gros ne correspondent pas forcément aux hausses constatées dans les supermarchés, qui dépendent des politiques commerciales des distributeurs.
Les négociations commerciales, qui ont eu lieu du 1er décembre 2025 au 1er mars 2026, sont encadrées par la loi Egalim, censée mieux protéger le revenu des agriculteurs qui fournissent la matière première aux industriels (groupes privés ou coopératives) qui les transforment.
Des négociations achevées avant la guerre au Moyen-Orient
La fin des négociations a coïncidé cette année avec le début de la guerre au Moyen-Orient, à l'origine d'une flambée des prix du pétrole, du gaz, mais aussi des emballages, des engrais et du gazole agricole. Face à cette nouvelle donne, plusieurs industriels, comme les coopératives laitières derrière les marques Yoplait ou Soignon, ont demandé dès début avril une réouverture des négociations.
Ces demandes sont « limitées » et « prématurées », a rétorqué la Fédération du commerce et de la distribution (FCD). En outre, « des clauses de révision » permettent de rediscuter les contrats « dès lors que c'est justifié », expliquait fin avril à l'AFP la déléguée générale de la FCD, Judith Jiguet.
En mars 2022, après le déclenchement de la guerre en Ukraine, le gouvernement avait ordonné une réouverture des négociations. Mais la situation était différente, avait indiqué Bercy fin avril à l'AFP, citant notamment l'envol des prix du blé à l'époque ou « la sous-production d'électricité venue du parc nucléaire » en France. La réouverture des négociations 2026 « est une option, mais nous n'en sommes pas encore là », a déclaré le ministre du Commerce et des PME Serge Papin dimanche.
Lundi, Michel-Edouard Leclerc et le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, ont affirmé que le prix du panier de courses serait stable à court terme.
















