Ces établissements « ont reçu une amende » en raison d'« anomalies » sur l'affichage des prix, a-t-il précisé à l'issue du conseil des ministres. En cas de récidive, « ça double » et, si à cela s'ajoute de la « mauvaise foi, on peut aller jusqu'à 300 000 euros au maximum », a-t-il précisé.

En parallèle, Serge Papin a affirmé qu'à la suite de la baisse des cours du pétrole observée depuis mardi, après des jours de hausse en raison de la guerre au Moyen-Orient, les prix à la pompe vont connaître « une baisse qui va être de l'ordre probablement de 20 centimes d'euros au moins sur le gazole » ces prochains jours en France.

Cette baisse « a été annoncée par un des distributeurs, les autres le confirment aussi derrière », a-t-il affirmé, faisant référence aux propos de Michel-Edouard Leclerc, qui a promis mercredi matin sur Franceinfo une baisse de l'ordre de 30 centimes par litre d'ici deux jours.

Correspondance entre les pris affichés

Dans les plus de 500 stations-service concernées par les contrôles, le gouvernement a vérifié depuis lundi l'affichage des prix. Il s'agissait de « vérifier que le prix qui s'affiche sur l'écran quand vous payez à la pompe corresponde bien au prix indiqué sur le totem à l'entrée de la station-service et aussi au prix renseigné par les stations-service sur le site du gouvernement », a expliqué Serge Papin.

Désormais, « il faut évidemment qu'on contrôle que ce qui s'est passé à la hausse, ça se passe aussi rapidement à la baisse parce qu'on voit bien que la situation est extrêmement instable et qu'il faut la suivre au jour le jour », a poursuivi le ministre, qui aura une réunion avec les distributeurs jeudi matin.