Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a affirmé samedi à La Courneuve que « certaines parties du projet » de réforme des retraites pourraient être mises en œuvre d'ici la fin du quinquennat, sous certaines « conditions ».

Gabriel Attal, qui participait à un débat avec le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, à la Fête de l'Humanité, était invité à confirmer que le projet de réforme des retraites ne « serait pas mis en œuvre d'ici la fin du quinquennat ». « Je ne vous confirme rien du tout », a-t-il répondu. Si le président de la République, Emmanuel Macron, a acté « que le projet, vu le temps qu'il reste d'ici la fin du quinquennat, ne pourrait pas être repris en l'état de 2019 », il est cependant « possible qu'il y ait sur certaines parties du projet des mesures qui soient prises d'ici la fin du quinquennat », et ce à plusieurs « conditions », a affirmé Gabriel Attal.

« Première condition, c'est la maîtrise de l'épidémie sur le long terme, la deuxième condition, c'est la reprise de l'économie là aussi sur un temps confirmé, la troisième condition qui nous tient à cœur, c'est la question de l'unité de notre pays dans ce contexte », a-t-il expliqué. « Aujourd'hui (...) les conditions ne sont pas réunies. Je peux pas vous dire qu'elles ne le seront pas d'ici la fin du quinquennat », a-t-il conclu.

Investissez dans l'immobilier dès 1 000 €. Notre palmarès des meilleures SCPI

Réforme nécessaire

« Cette réforme sera nécessaire pour sauver notre régime de retraite mais les conditions posées en juillet par le président ne sont pas réunies », a abondé Christopher Castaner, le patron des députés LREM, dans un entretien à L'Express. Le Premier ministre Jean Castex avait déjà évoqué mercredi « l'impérieux devoir de favoriser au maximum l'unité du pays », dans une allusion à l'opposition des syndicats et à la réticence de la majorité à mettre en œuvre la réforme avant la fin du quinquennat. La réforme des retraites, « on fera ça quand on tombera les masques » car « là on a d'autres priorités », a de son côté affirmé le président de la République lors d'un déplacement dans les Alpes-de-Haute-Provence.