Le lancement du Plan dépargne retraite, ou « nouveau PER » selon lappellation mise en avant par Bercy, cest ce mardi 1er octobre ! La CLCV ne sétend pas sur ce qui constitue la mesure phare du volet épargne de la loi Pacte, en notant tout de même « que lon pourra choisir, sous contrainte il est vrai, la sortie en rente ou en capital ».
Dans son communiqué, lassociation de consommateurs pointe surtout ce qui constitue selon elle un manquement de cette réforme de lépargne retraite : « Les pouvoirs publics ont confié aux associations dépargnants la responsabilité des nouveaux contrats collectifs dépargne retraite. Une attribution nouvelle pour des associations qui gèrent déjà plusieurs centaines de milliards deuros de capitaux dassurance vie. »
Comme elle le souligne dans son communiqué, la CLCV plaide effectivement de longue date pour une réforme dampleur de la gouvernance des associations dépargnants. Elle avait dailleurs été à la manuvre en 2016, à loccasion de la loi Sapin 2, pour faire adopter quelques mesures favorisant la démocratie dans ces structures associatives.
De multiples « conflits dintérêts »
Des mesures qui nallaient pas assez loin, regrettait déjà la CLCV. « La plupart dentre elles sont complètement liées au professionnel avec qui elles ont une relation exclusive. En définitive, elles ont été créées pour que lassociation soit à même de modifier le contrat à lavantage du professionnel et au désavantage des épargnants dont elle est pourtant censée défendre les droits. » Un exemple : « LAndecam, association qui “négocie” collectivement plus de 160 milliards dencours des contrats dassurance vie du Crédit agricole au nom de 5 millions dépargnants, est présidée par Monsieur Jean Duchêne qui a été directeur général de caisses régionales du Crédit Agricole. Le vice-président de cette même association, Monsieur Maurice Baquier, a été président dune caisse régionale du Crédit Agricole. »
Lassociation de consommateurs CLCV pointe donc une « situation désastreuse de conflits dintérêts », qui va donc perdurer avec les nouveaux PER. La CLCV souligne notamment le risque de transferts de vieux contrats Madelin, avec des taux minimums garantis avantageux pour les épargnants, vers les nouveaux PER, qui ne bénéficieront pas du même avantage. Car un tel transfert pourrait être acté par l'association d'épargnants, sans que les adhérents ne soient réellement consultés.
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