Le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique Georges Tron a exclu, vendredi dans Le Figaro, de compenser la hausse des cotisations retraites des fonctionnaires, prévue par la réforme à venir, par une hausse des salaires.

Le projet de réforme des retraites, présenté mercredi, prévoit un alignement en dix ans des cotisations des fonctionnaires sur le privé (de 7,85% à 10,55%). Les syndicats, qui déplorent cette hausse, dénoncent une perte de pouvoir d'achat et demandent qu'elle soit compensée par une hausse de rémunération, dans le cadre des négociations salariales qui s'ouvrent le 25 juin.

Mais Georges Tron a d'ores et déjà exclu cette option, déclarant que « La question des retraites est pour Eric Woerth et moi, déconnectée de celle des salaires. Il n'est pas question de compenser la première par la seconde ». Pour le secrétaire d'Etat, « cela reviendrait à annuler immédiatement l'effort légitime et progressif demandé aux fonctionnaires sur les retraites, ce que personne ne comprendrait ».

La hausse de 0,5% du point d'indice de la fonction publique en question

Interrogé pour savoir si le gouvernement tiendrait ses engagements d'augmenter le point d'indice de la fonction publique (qui sert de base au calcul des salaires) de 0,5% en juillet, le secrétaire d'Etat a répondu que « s'il est important de tenir ses engagements, nous devons aussi être lucides sur l'état des comptes publics ».

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La première séance de négociation salariale « servira à évaluer la progression du pouvoir d'achat des agents en 2009 et celle prévisible pour 2010 », a-t-il ajouté. Le secrétaire d'Etat avait indiqué récemment qu'en 2009, « le point d'indice a augmenté de 0,5%, et le pouvoir d'achat de plus de 3% ».