"L'emploi des seniors est une des clés de la retraite" et "nous prévoyons d'interdire des plans sociaux qui s'appuient sur le départ prématuré des seniors", a déclaré mardi sur RMC le ministre du Travail Xavier Darcos, en charge des retraites.

Interrogé sur l'exemple de Sanofi-Aventis qui propose à une partie de ses salariés "une forme de préretraite à 55 ans", M. Darcos n'a pas directement répondu sur le cas de ce groupe pharmaceutique bénéficiaire qui a engagé un programme de transformation destiné à lui faire économiser 2 milliards d'euros en 2013 par rapport à 2008.

Selon la CGT, le groupe supprime en France quelque 3.000 emplois directs, dont 1.300 en recherche et développement.

"Je suis d'accord que la réponse à une situation donnée lorsqu'on veut modifier la voilure de l'emploi dans sa propre entreprise, n'est pas de faire partir les gens prématurément", a dit M.Darcos.

"L'emploi des seniors est une des clés de la retraite (...) donc la solution qui consiste à faire partir les gens très tôt n'est pas bonne pour eux, pour l'entreprise, ni pour les retraites", a-t-il ajouté.

Comme on lui demandait si le gouvernement était prêt à empêcher ces départs prématurés des salariés de plus de 54 ans, M. Darcos a répondu "oui, parce que vous ne réglerez pas le problème des retraites si vous laissez faire n'importe quoi sur l'emploi des seniors. Il faut faire en sorte que les gens puissent travailler jusqu'au bout de leur temps de travail".

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Le gouvernement pourrait "tout simplement faire une proposition de loi qui impose que les gens ne puissent pas partir, ou en tous les cas, interdire des plans sociaux qui s'appuient sur des départs prématurés des seniors (...)".