« Il faudra reprendre le chantier des retraites. C'est indispensable dans un pays qui vieillit », a déclaré le chef de l'Etat sur France 2, ajoutant que ne pas faire cette réforme serait « hypocrite » car « c'est le plus grand poste de dépenses publiques ».
En deux quinquennats, M. Macron n'a lui-même pas réussi à mener à bien cette tâche : sa promesse d'un « système universel » a d'abord été stoppée net par le Covid, puis sa hausse de l'âge légal de 62 à 64 ans a été suspendue après sa dissolution ratée et la nécessité de trouver un compromis budgétaire avec les socialistes.
« Je n'ai pas été suivi en totalité sur la question des retraites », a-t-il reconnu, se disant même « obligé de constater » que la dernière « n'a pas été acceptée (ni) soutenue » et que la « majorité parlementaire » sortie des urnes en 2024 « est revenue dessus ».
« La tâche de ceux qui viendront après »
« Je le déplore à titre personnel, mais c'est la vie démocratique », a concédé le chef de l'Etat, tout en soulignant que « notre modèle social doit continuer d'être réformé », faute de quoi le « pays qui a le modèle social le plus généreux du monde » ne « pourra pas avoir une puissance durable ».
Mais cela « sera la tâche de ceux qui viendront après », a-t-il glissé à moins d'un an de l'élection présidentielle qui désignera son successeur.
Sans indiquer sa préférence parmi les candidats déclarés ou pressentis, M. Macron a dit « faire confiance » aux Français pour « choisir ce qui est bon pour eux et saisir leur destin ».












