Alors que le COR avait été secoué au printemps dernier par des débats agités, ces changements d'hypothèses - qui vont influer sur la très sensible prévision des déficits à venir - ont été acceptés « de manière consensuelle » au sein du conseil, selon deux sources concordantes interrogées par l'AFP.
Le COR rassemble 41 représentants des partenaires sociaux, parlementaires, économistes et représentants des grandes administrations.
Il est chargé d'éclairer les débats politiques sur le fonctionnement du système de retraite. Rattaché à Matignon, il travaille de manière indépendante.
Pour ses nouvelles hypothèses, le COR s'est notamment basé sur les dernières prévisions de l'Insee.
S'agissant du taux de natalité, le COR a décidé de « nettement » réviser à la baisse le taux de fécondité, à 1,45 enfant par femme, contre 1,8 les années précédentes. Cette révision jouera à la hausse pour l'estimation du déficit des retraites à partir du milieu de la décennie 2040.
A l'inverse, le COR révise également « nettement » à la hausse ses prévisions de solde migratoire et « légèrement » la prévision d'espérance de vie en 2070, ce qui contribue à baisser l'estimation du déficit.
Côté solde migratoire, il table désormais sur un solde positif de 150.000 personnes chaque année, contre 70.000 dans ses derniers rapports.
Côté espérance de vie, il estime qu'elle « continuera à progresser, mais moins rapidement que ce qui était envisagé » dans les précédents rapports.
Elle serait ainsi de 89,5 ans pour les femmes en 2070, soit une prévision plus basse d'une demi-année que dans les rapports précédents, et de 86,7 ans pour les hommes (-0,8 an).
Ces hypothèses vont maintenant être utilisées pour faire tourner les modèles de simulation économique du COR.
Viendra ensuite la rédaction du rapport, qui donnera lieu à des débats serrés puisque, dernier exercice de ce type avant la présidentielle, il jouera un rôle de référence clef dans les débats.
Le rapport devrait être rendu public en juin.













