« ( ) Le risque est grand de voir se développer dans notre pays une société dhéritiers, où la majeure partie du patrimoine sera détenue par les plus de 60 ans. » Partant du constat de cette évolution, « à la fois socialement injuste et économiquement sclérosante », Terra Nova propose dans une note datée du 4 janvier et publiée sur son site web, de « corriger cette trajectoire en augmentant de 25% le rendement de la fiscalité des successions ». Une manière, selon le think tank progressiste, de compenser les pertes fiscales consécutives au recentrage de limpôt sur la fortune sur limmobilier.
Mais pour aller au bout de sa logique, cette réforme devrait saccompagner dune « baisse de lavantage accordé à lassurance vie ». Terra Nova, reprenant des chiffres de lAssociation française des assurances (AFA), estime en effet à 16% la part des contrats dassurance vie destinés à transmettre un patrimoine. Et en 2015, ce sont 35 milliards deuros dactifs, selon la Fédération française de lassurance (FFA), qui ont été transmis par ce biais suite à un décès.
Terra Nova propose ainsi daligner la fiscalité de lassurance vie sur le « droit commun », en supprimant le régime dérogatoire qui permet notamment aujourdhui de transmettre 152 000 euros par bénéficiaire sans payer de droits. Un changement qui porterait la promesse dun milliard deuros de recettes fiscales supplémentaires par an, et même d1,7 milliard en cas de révision du barème des droits de succession dans le sens souhaité par le think tank.




















