9,1 milliards deuros : telle est lestimation de la « collecte nette » des dépôts à vue et des espèces au 3e trimestre 2018 selon la Banque de France. Une nouvelle collecte conséquente, ce qui porte à près de 34 milliards deuros les flux positifs sur les comptes courants et sur le « numéraire » (les espèces) sur les 9 premiers mois de 2018. Lencours du numéraire et des dépôts à vue dépasse désormais les 550 milliards deuros selon la Banque de France, qui a publié cette semaine son étude trimestrielle sur lépargne des ménages.
Des encours qui ont doublé en 12 ans !
Dans le détail, en écartant les statistiques sur les espèces, lencours des dépôts à vue grimpe à 447 milliards deuros à la fin septembre, selon les données mensuelles de la même institution. Les sommes présentes sur les comptes courants des ménages français sont montées en flèche depuis 5 ans : en septembre 2013, lencours des dépôts à vue nétait « que » de 292 milliards deuros ! Ces encours étaient par ailleurs de 221 milliards en février 2006 : ils ont doublé en 12 ans !
Cette progression exponentielle « sexplique par laversion des Français aux risques », analyse dans sa lettre mensuelle le Cercle de lépargne, centre détudes animé par léconomiste Philippe Crevel et soutenu par lassureur AG2R La Mondiale. « Face aux menaces financières, [les Français] ont souhaité accroître leurs liquidités. Par ailleurs, la diminution du rendement des produits de taux les a conduits à renoncer à placer une partie de leurs revenus sur des produits dépargne. Enfin, lassujettissement dune grande partie des revenus de lépargne, en 2012, au barème de limpôt sur le revenu a également eu un effet dissuasif », ajoute le Cercle de lépargne. Ce groupement voit dun bon il pour les épargnants linstauration de la « flat tax » début 2018. Il relève même un léger ralentissement de la progression des flux sur les comptes courants ces derniers mois, par rapport à 2017.
















