Flash-back. Lors du premier semestre 2007, la crise des subprimes se dévoile et plusieurs signaux inquiètent alors la sphère financière. Puis, au cur de lété, après le gel de trois fonds concernés par les crédits subprimes par BNP Paribas, cest leffet demballement : les bourses dégringolent et, fin 2007, avant même le coup denvoi de laffaire Kerviel, la crise financière est enclenchée.
Cest donc à lorée de cette crise financière et économique mondiale que lIEIF (Institut de lépargne immobilière et foncière) a lancé les compteurs pour cette étude (1) : du 31 décembre 2007 au 31 décembre 2017. Sur cette période, le CAC 40 sest écroulé en 2008, atteignant un point bas en mars 2009, avant de remonter progressivement malgré les aléas ponctuels.
Taux de rentabilité interne
Sur ce laps de temps bien spécifique, les actions affichent un TRI (taux de rentabilité interne) de 3,3%. LIEIF, spécialisé dans le suivi des actifs immobiliers et des fonds immobiliers, choisit de comparer les performances des différentes famille de placement à travers le taux de rentabilité interne (TRI). Le TRI constitue « lapproche la plus appropriée pour mesurer [la] performance [de l'immobilier] » sur « des périodes de temps relativement longues qui intègrent un prix dentrée, un prix de sortie et la séquence des revenus intermédiaires », justifie l'IEIF. Pour les autres familles de placement, le TRI est calculé en se basant sur les performances annuelles moyennes avec revenus réinvestis.
En utilisant le TRI, sur la période 2007-2017, linvestissement immobilier indirect apparaît clairement à son avantage : les foncières cotées affichent un TRI annuel moyen de 7,3% et les SCPI de 5,9%, les OPCI suivant de près à 4,7% Limmobilier direct figurant lui aussi en bonne place dans cette étude (5,8% pour les logements parisiens, 4,4% par ailleurs, 4,6% pour les bureaux), seul lor (TRI de 6,2%) figure en haut de classement parmi les autres familles de placement. Le Livret A (1,7%) ou lassurance-vie (2,9%) sont clairement en retrait mais cette étude ne retient que les performances des fonds en euros de lassurance-vie.
Actions et foncières : des actifs rentables mais risqués
La période 2007-2017 savère donc plutôt favorable à limmobilier. Sur 20 ans, en mesurant la période 1997-2017, les actions reviennent dans le jeu avec un TRI de 7,2%, même si les actifs immobiliers restent en tête. « Les actions et les foncières cotées sont en tête des placements les plus rémunérateurs, mais également les plus risqués », analyse lIEIF. Les foncières apparaissent ainsi comme le placement le plus volatile : « Les actions connaissent des niveaux de volatilité très proches avec des performances nettement inférieures sur 10, 15 et 20 ans. Les actifs immobiliers ''physiques'' (logements, bureaux) arrivent ensuite, mais à des niveaux de volatilité bien inférieurs. » Linstitut présente loue sur ce point le « couple risque/rentabilité très performant » quoffre la SCPI.
LIEIF assume toutefois clairement le prisme immobilier de son étude. Dautres méthodologies peuvent livrer des conclusions légèrement différentes. Lété dernier, lAutorité des marchés financiers avait ainsi mis en avant un rendement annuel de 5,3% pour les actions sur 20 ans, avec des investissements réalisés au compte-goutte de 1988 à 1997 : « Sur les 29 dernières années, période incluant notamment deux crises boursières et financières, il est remarquable de noter quen moyenne les placements en actions sur 20 ans ont toujours procuré un rendement nominal positif », se félicitait ainsi lAMF dans son étude.
(1) « 40 ans de performances comparées (1977-2017) », IEIF, Charles-Henri de Marignan.




















