Environ un tiers (34%) des « jeunes de 25 à 35 ans » affirment « être actifs dans la constitution de leur patrimoine », selon une étude de linstitut Ifop réalisée pour la société de gestion de patrimoine UFF (1). Les autres ? 56% des sondés y pensent mais remettent cet objectif à plus tard : « dans les 5 ou 10 ans ».
Reste à définir ce que cette population, membre de la « génération Y », appelle « avoir un patrimoine » : posséder des biens immobiliers en premier lieu (78%), « être riche » (15%) ou encore « détenir des actions » (8%). Or, comme le souligne lUFF dans le communiqué accompagnant son étude, le fait dépargner 200 euros par mois « permet déjà de poser les bases de la constitution dun patrimoine », sans quil soit nécessaire dinvestir en bourse ou dans limmobilier. Les 25-35 ans affirmant avoir entamé la constitution dun patrimoine sont donc de bons élèves, puisquils mettent environ 250 euros de côté chaque mois à en croire ce sondage.
LUFF pointe en outre les choix très prudents de cette génération. Les sondés « plébiscitent » le Livret A à 82%, alors que le PEL ou lassurance-vie, des produits à visée patrimoniale, « intéressent moins dun jeune sur deux ».
Conservateurs dans leur gestion bancaire
« Les jeunes de 25-35 ans se tournent vers le digital pour réaliser les opérations courantes de la gestion de patrimoine, tels que les actes administratifs (75%) ou de gestion (55%) », affirme lUFF dans son communiqué. Toutefois, lorsquil sagit de prendre des décisions plus « engageantes », ils préfèrent majoritairement (53%) « rencontrer un conseiller ».
(1) Enquête réalisée du 22 au 29 mai 2017 par lIfop pour lUnion Financière de France (UFF) auprès dun échantillon de 800 personnes, représentatif de la population française âgée de 25 à 35 ans.











