« Les contribuables peuvent obtenir le dégrèvement de la taxe foncière en cas de vacance d'une maison normalement destinée à la location ( ) ». Extrait de larticle 1389 du code général des impôts. Pour que la demande dexonération ait une chance daboutir, il faut remplir trois conditions : que la vacance dure 3 mois ou plus ; quelle affecte la totalité de limmeuble ou « une partie susceptible de location » ; et que la vacance soit « indépendante de la volonté du contribuable ».
Cette troisième condition pose problème, selon le médiateur de Bercy, qui précise être « régulièrement saisi » sur ce point dans son rapport annuel 2016. « Des disparités existent au regard des éléments demandés par les services locaux pour justifier que la vacance locative est indépendante de la volonté du propriétaire », affirme le médiateur. La documentation fiscale (1) livre pourtant quelques précisions : le propriétaire doit entretenir le logement de façon à éviter un délabrement qui empêcherait la location ; il doit effectuer des démarches pour trouver des locataires ; et ses exigences (notamment de loyer) ne doivent pas être déraisonnables.
Nécessité « dharmoniser les pratiques sur le territoire »
Les critères dappréciation de la volonté du louer du bailleur semblent être appliquées de manière différente selon les cas à en croire le médiateur, qui souligne les « difficultés posées par lappréciation des situations concourant au bénéfice du dispositif ». Doù sa demande : « Le médiateur préconise denvisager un aménagement des modalités de son application en vue dharmoniser les pratiques sur le territoire. » Chaque année, le médiateur du ministère de lEconomie et des Finances formule ainsi des propositions de réforme, souvent mais pas systématiquement suivies par Bercy.
Clarification aussi pour lexonération après construction
Une autre exonération de taxe foncière fait régulièrement lobjet de litiges selon le médiateur de Bercy : lexonération de 2 ans faisant suite à une construction. Pour en bénéficier, il faut déposer une « déclaration modèle H » dans les 90 jours suivant lachèvement des travaux. Mais certains contribuables ne sastreignent pas à cette déclaration faute dinformation. Doù cette proposition : « Sagissant dopérations par nature non récurrentes pour les bénéficiaires, le médiateur préconise que sur lensemble du territoire, lapplication de ce dispositif ne puisse pas être remise en cause à défaut dun rappel préalable, en temps utile, de lobligation de déclaration, par ladministration. »
(1) Bulletin officiel des finances publiques-Impôts
















