« Avec 8,5 milliards deuros dencours en 2015 et plus dun million de souscripteurs, lépargne solidaire nest plus une finance de niche », affirme lassociation Finansol, qui assure la promotion du label du même nom. Elle profite de lactualité politique pour mettre en avant « 10 propositions concrètes à destination des candidats aux élections présidentielle et parlementaires », pour reprendre le communiqué accompagnant ce livre blanc.
Les deux premières propositions concernent des produits parmi les plus répandus en France : lassurance-vie, le LDDS et le Livret A. Finansol réclame ainsi en premier lieu lobligation, pour tout assureur-vie, de proposer au moins un contrat « solidaire », « cest-à-dire dont au moins 1% des actifs gérés soit investi dans des titres dentreprises solidaires ». Lassociation recense en effet à ce jour « très peu de déclinaisons solidaires » de contrats dassurance-vie. Finansol réclame par ailleurs lobligation pour ces mêmes assureurs de « présenter des unités de compte solidaires dans tous les contrats multisupports ».
« Une offre dépargne réglementée solidaire »
La deuxième proposition sattaque aux trois livrets dépargne réglementés : Livret A, LDDS et LEP. Constatant la transformation du Livret de développement durable (LDD) en LDDS, le « S » ajoutant justement une dimension « solidaire », dans le cadre de la loi Sapin 2, Finansol souhaite aller plus loin que lévolution prévue par la réglementation.
Lire à ce propos : Pourquoi Sapin veut créer un LDD solidaire
Pour lheure, le livret a changé de nom mais des textes réglementaires sont attendus pour les évolutions plus concrètes. Dès 2017, sous réserve de la publication du décret, les épargnants pourront décider de donner une partie de leurs intérêts perçus via le LDDS à des entreprises de léconomie sociale et solidaire (ESS). Ce que propose Finansol ? Détendre cette option de don de partage des intérêts au Livret A et au LEP. Et de « fixer dans une fourchette de 5 à 10% le pourcentage de lépargne non centralisée du LDDS affectée au financement des entreprises de léconomie sociale et solidaire ».
Epargne salariale, actions, crowdfunding
Trois autres propositions concernent lépargne solidaire : « rendre lépargne salariale solidaire plus attractive », « soutenir le développement de lactionnariat solidaire » et « rendre les titres des entreprises de lESS éligibles aux plateformes de financement participatif ». Les cinq dernières propositions concernant elles les investisseurs institutionnels, des questions dagrément, de reconnaissance européenne, etc.














