En janvier 2015 et 2016, l’annonce de la baisse du taux du PEL avait entraîné des collectes abondantes, pour profiter des derniers PEL à 2,50% et 2%. L’effet d’aubaine n’a pas eu lieu cet été, avant la baisse du 1er août.

Un milliard d’euros de collecte nette en juillet 2016 selon la Banque de France. Pour le Plan épargne logement, c’est un score habituel. Depuis 2014, le PEL dépasse en effet quasiment chaque mois le milliard d’euros. Sur le mois de juillet 2016, le PEL ne fait d'ailleurs pas mieux qu’en juillet 2014 ou qu’en juillet 2015 (1,4 milliard d'euros à chaque fois). C’est une surprise. Car les Plans épargne logement souscrits à compter du 1er août 2016 ne sont plus rémunérés qu’à 1%. Pour profiter d’un taux garanti de 1,50% pendant 15 ans, il fallait donc ouvrir (ou rouvrir) un PEL lors des derniers jours de juillet, Bercy ayant annoncé cette diminution le mardi 19 juillet.

Un million d'ouvertures début 2015 !

Les précédentes baisses de taux avaient, elles, incité nombre d’épargnants à ouvrir un PEL. « Un million de nouveaux plans (nets des fermetures) ont été ouverts sur le seul premier trimestre de l’année 2015 », lit-on dans le rapport 2015 de l’observatoire de l’épargne réglementée, « contre 1,5 million d’ouvertures nettes pour l’ensemble de l’année 2014 ».

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Un flux de souscriptions qu’il faut évidemment attribuer au mois de janvier 2015 et à l’effet d’aubaine des derniers plans à 2,50%. En effet, sur ce même mois de janvier 2015, le PEL avait enregistré une collecte nette de 4 milliards d’euros selon la Banque de France. Rebelote en janvier 2016, pour les derniers PEL à 2% : 3,5 milliards d’euros de collecte nette. En juillet 2016, les derniers PEL à 1,50% n’ont pas eu le même succès.