Comme chaque mois, la médiateur de lAMF développe un cas quelle estime représentatif de nombreuses réclamations. En juin, elle sattaque à la question des arbitrages sur un compte-titres démembré : la propriété dun compte-titres peut, en effet, être démembrée avec dun côté le nu-propriétaire qui a le pouvoir de disposer des titres (les vendre, en acheter, les donner, les léguer, etc.), et de l'autre côté lusufruitier qui bénéficie des revenus tels que les dividendes ou qui peut voter l'affectation des bénéfices dans le cadre des assemblées générales.
Le problème ? Lorsque lusufruitier saperçoit ou anticipe la baisse des revenus voire de la valeur de certaines lignes, certaines banques demandent un ordre cosigné du nu-propriétaire pour arbitrer vers un autre titre. Erreur ! La Cour de cassation a, dès 1998, affirmé que lusufruitier pouvait « gérer cette universalité en cédant des titres dans la mesure où ils sont remplacés ».
La médiateur rappelle donc aux banques visées par les nombreuses réclamations quelle reçoit que les arbitrages du fait de lusufruitier sont possibles même sans lautorisation du nu-propriétaire. Néanmoins, le nu-propriétaire doit en être informé et les sommes liées à la vente de toute ou partie dune ligne doivent être réinvesties dans le même portefeuille tout « en en conservant la substance ».
Il existe toujours la possibilité, pour le nu-propriétaire, de conclure un mandat de procuration à l'usufruitier ou un mandat réciproque.
















