Le rapporteur général du Budget Gilles Carrez (UMP), à lorigine de lamendement, a estimé que le passage du taux de 19 à 24% du PFL pour les dividendes « crée un risque de trésorerie très important pour 2012 ».
A 24%, le PFL sur les dividendes ne présente plus d'avantage financier pour les contribuables, même soumis aux tranches supérieures dimposition. En effet, par le jeu des abattements (lire à ce propos Les conséquences de la hausse du PFL sur vos placements), « le taux maximal en cas de choix pour limposition au barème est de lordre de 22,22% » explique Gilles Carrez dans lexposé de son amendement. « En prévoyant un taux de PFL à 24%, lon crée un risque que les personnes ayant opté pour le PFL sur les dividendes choisissent limposition au barème. »
21% pour les dividendes, 24% pour les intérêts
Conséquence : « Un tel choix pourrait se traduire par un effet de trésorerie négatif en 2012 (le choix pour limposition au barème ayant pour effet de reporter limpôt acquitté en 2013) supérieur au gain pouvant être espéré dune augmentation de 5 points du taux de PFL », poursuit Gilles Carrez pour justifier son amendement.
Le passage du PFL de 19% à 24% reste par contre dactualité pour les intérêts issus des placements bancaires, comme les comptes sur livrets ou les comptes à terme.
Un manque à gagner de 200 millions
Cette modification entraîne un manque à gagner de 200 millions d'euros qui sera compensé par une augmentation des taux des prélèvements à la source sur les revenus de capitaux mobiliers versés à des non-résidents.
Avant d'être intégrées au texte du Projet de loi de finances rectificative, ces modifications devront encore être discutées en séance publique, à partir du 29 novembre.














