À l'occasion de la Semaine de la Finance Solidaire 2026 qui se tiendra du 9 au 15 novembre prochains, FAIR et France Active ont publié la 5e édition de leur sondage annuel OpinionWay intitulé « Les Français et l'épargne solidaire ».

« L'impact social et environnemental de l'épargne constitue un marqueur générationnel de plus en plus net » précise notamment l'étude. Ainsi, alors que 30% des 18–24 ans et 22% des 25–34 ans placent l'impact social et environnemental en tête de leurs critères de choix d'un produit d'épargne, seuls 7% des 50 ans et plus y sont sensibles. Concrètement, là où les générations les plus âgées privilégient d'abord la sécurité et la disponibilité de leur capital, les plus jeunes intègrent beaucoup plus fortement la dimension sociale et environnementale dans leurs arbitrages.

« Dans le contexte actuel, les Français considèrent majoritairement leur épargne comme un rempart à l'incertitude. C'est sans compter les nouvelles générations, de plus en plus conscientes du rôle de leur épargne : celui d'une épargne de précaution, mais qui contribue aussi aux enjeux de la société. Notre responsabilité est de répondre à ces attentes avec des solutions concrètes, qui permettent de concilier sécurité, rendement et impact. C'est notamment le cas pour l'assurance-vie, le placement financier préféré des Français qui doit pouvoir devenir un support mieux mobilisé au service de l'impact social et écologique », explique Patrick Sapy, directeur général de FAIR, le collectif de la finance solidaire dans un communiqué.

Placement : 90% des Français ne comprennent pas la fiscalité de l'épargne

Une nouvelle question dans le sondage 2026

Dans cette dernière édition, FAIR et France Active ont par ailleurs ajouté une question concernant le financement de la dette publique par l'épargne. À la question « pour quelles raisons prévoyez-vous d'épargner plus en 2027 que cette année ? », 22% des Français souhaitent se préparer à « une hausse éventuelle de la fiscalité destinée à rembourser la dette publique ».

Près de la moitié des Français (48%) épargne tout de même par crainte pour l'avenir, un tiers pour accélérer la mise en œuvre de projets immobiliers, de voyages ou encore d'études et 17% pour préparer leur retraite.

Enfin, comme chaque année, les Français (63%) jugent encore être mal informés sur les produits d'épargne solidaire mais identifient quand même « clairement les grandes causes des projets vers lesquels ils seraient prêts à orienter leur épargne » : la transition écologique reste la cause la plus citée, suivie du lien social et de la réduction des inégalités.

« L'épargne solidaire ne changera véritablement d'échelle que si elle devient accessible à tous. Aujourd'hui, environ 11 millions de salariés bénéficient de l'épargne salariale, tandis que 17 millions en restent exclus. Notre ambition est d'en faire un dispositif progressivement universel et de permettre à chacun, via l'épargne salariale comme l'assurance-vie, de consacrer une part de son épargne au financement de projets à impact social et environnemental », ajoute Pierre-René Lemas, président de France Active.

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