Depuis le 1er janvier 2026, le Plan épargne retraite (PER) a connu plusieurs changements et notamment la fin de la déductibilité des versements. En effet, désormais, les versements volontaires effectués après l'âge de 70 ans sur un PER ne permettent plus de bénéficier de l'avantage fiscal phare de ce produit. Concrètement, il est tout à fait possible de conserver son PER après 70 ans, mais les versements ne vous ouvriront plus droit à une déduction fiscale. Les primes versées après cette date seront alors soumises à la même fiscalité que celles qui font l'objet d'une option de non-déductibilité. Cette mesure s'applique aux PER individuels et collectifs.
Concrètement, en cas d'option pour le versement d'un capital à la retraite, seules les éventuelles plus-values réalisées seront taxées, en étant soumises au taux du prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4%. La part correspondant aux versements est, elle, totalement exonérée d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Pour une sortie en rente, celle-ci bénéficie du régime fiscal de la rente viagère à titre onéreux (RVTO). Cela signifie que seule une partie de la rente, qui varie en fonction de l'âge du bénéficiaire lors de son départ en retraite, est soumise à l'impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.
La fin de la mutualisation des plafonds
Les couples mariés ou pacsés, si les deux membres du couple sont titulaires d'un PER, ont par ailleurs la possibilité de mutualiser leur plafond d'épargne retraite. Ainsi , si l'un des membres du couple a atteint son plafond, il peut utiliser celui de son conjoint afin de continuer à déduire les primes versées.
Mais la fin de la déductibilité des versements après 70 ans remet en cause cet avantage. Selon un texte publié début août dans le Bulletin officiel des finances publiques (BOFiP), la mutualisation des plafonds de déduction d'épargne retraite au sein d'un couple marié ou pacsé n'est plus possible si au moins l'un des deux a atteint l'âge de 70 ans
Pour rappel, avant 70 ans, vous pouvez verser et déduire de votre revenu imposable jusqu'à 10% de vos revenus professionnels de l'année N-1, dans la limite de 37 680 euros pour 2026, ou si ce plafond est plus avantageux, 10% du PASS N-1, soit 4 710 euros pour 2026.


















