Au 1er trimestre, marqué notamment fin février par le déclenchement de la guerre en Iran, le goût des Français pour l'épargne ne s'est pas démenti. Au contraire : selon les chiffres définitifs de l'épargne et du patrimoine financier des ménages pour le 1er trimestre, publiés aujourd'hui par la Banque de France, les flux de placements financiers sont restés soutenus et ont même progressé par rapport au 4e trimestre 2025 : 32 milliards d'euros, contre 26,1.
Ce flux s'est massivement dirigé vers des produits dits « de fonds propres » (actions cotées et non cotées, unités de compte...), à hauteur de 18,2 milliards d'euros, contre 10,3 milliards pour les produits dits « de taux » : dépôts à vue, épargne réglementée, livrets bancaires, fonds euros, etc.
Les fonds en euros en n°1
Les fonds en euros de l'assurance vie et de l'épargne retraite reste néanmoins le placement n°1, avec 13,4 milliards d'euros de flux. Ils devancent, mais de peu, les unités de compte des mêmes contrats (11,3 milliards). Les deux sont actuellement très largement au-dessus de leur moyenne trimestrielle sur la période 2013-2026 (hors période Covid) : 6,7 milliards pour les fonds euros, 4,9 milliards pour les unités de compte.
L'assurance vie, ce n'est pas un scoop, profite notamment des déboires de l'épargne réglementée, désertée par les Français. La baisse du taux du Livret A de février dernier (de 1,70% à 1,50%) a accentué la fuite, avec une décollecte nette de 10,4 milliards d'euros en 3 mois pour l'épargne réglementée en général.
Les livrets ordinaires et les comptes à terme, eux, progressent, à 4,5 milliards d'euros contre 3,9 milliards le trimestre précédent, au-dessus de leur moyenne de long terme (2,4 milliards). Les actions cotées (+2,5 milliards) et non cotées (+3,7 milliards) surperforment également.
Épargne réglementée : hémorragie contenue au 2e trimestre
Selon les premiers chiffres, encore provisoires, fournis par la Banque de France, l'épargne réglementée devrait contenir l'hémorragie au 2e trimestre, mais rester en territoire négatif (-3,6 milliards d'euros), très loin de sa moyenne de long terme (5 milliards). L'assurance vie, de son côté, resterait à des niveaux historiques : +11,1 milliards pour les fonds euros, +13 milliards pour les unités de compte.













