Une centaine de sénateurs UDI et Les Républicains ont cosigné une proposition de loi pour la compétitivité de lagriculture et de la filiale agroalimentaire. Parmi la douzaine de mesures proposées : la création dun « livret vert », « afin de drainer l'épargne populaire vers l'agriculture ».
A limage du Livret de développement durable (LDD), il ne pourrait y avoir qu'un « livret vert » par contribuable (ou par conjoint en cas d'imposition commune). Dans leur proposition de loi, les sénateurs laissent le soin au gouvernement d'arbitrer pour le plafond des dépôts et le fonctionnement de ce « livret vert ». Ils précisent toutefois dans leur exposé que les fonds collectés pourront « gager des prêts à l'investissement dans le secteur agricole et agroalimentaire ».
Cette création reste très hypothétique car il faut pour cela qu'elle passe en commission et qu'elle soit inscrite à l'ordre du jour au Sénat. Puis, en cas d'adoption de la Haute Assemblée, elle devra encore convaincre les députés de la majorité (PS) à lAssemblée nationale pour se concrétiser.
Eva Joly avait proposé un « livret vert » en 2011
La création de nouveaux livrets revient régulièrement pour orienter lépargne des Français vers des secteurs ciblés de léconomie. Ainsi le cercle de réflexion lié au Premier ministre, désormais renommé France Stratégie, avait proposé un Livret Argenté dédié aux seniors et à la « silver économie » fin 2013. Plus récemment, en juin 2015, Corinne Lepage a proposé dans un rapport (1), remis à la ministre de lEnvironnement Ségolène Royal, de mettre en place un « livret dépargne environnementale propre au financement de la croissance verte et se substituant au LDD ». Ces deux propositions nont pas été suivies d'effet. Pas plus que la proposition de « livret vert » dEva Joly, alors candidate écologiste à la présidentielle, en 2011. Ce « livret vert » là était dédié à la « conversion écologique » de léconomie française.
(1) Rapport sur « léconomie du nouveau monde ».














