Les ministres Bruno Le Maire et Agnès Pannier-Runacher ont signé samedi le document actant le gel des prix du gaz réglementé pour toute l'année 2022. Sans cette intervention, les prévisions tablaient sur des augmentations moyennes comprises entre 10 et 20%, chaque mois pour les particuliers.

La Première ministre Elisabeth l'avait annoncé la semaine dernière et c'est désormais officiel : le bouclier tarifaire sur le gaz a été prolongé du 30 juin 2022 à la fin de l'année. Le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, Bruno Le Maire, et la ministre de la transition énergétique Agnès Pannier-Runacher ont signé un arrêté sur le sujet samedi 25 juin. Concrètement, le gouvernement gèle les prix des tarifs réglementés pour préserver le pouvoir d'achat des particuliers, quand les prévisions tablaient sur des augmentations moyennes de leur facture comprises entre 10 et 20%, chaque mois.

Ce dimanche dans Le Journal du dimanche, les dirigeants de TotalEnergies, EDF et Engie ont appelé les Français à réduire « immédiatement » leur consommation de carburant, pétrole, électricité et gaz face au risque de pénurie et de flambée des prix. Cette situation « menace notre cohésion sociale et politique et impacte trop lourdement le pouvoir d'achat des familles » écrivent Patrick Pouyanné (TotalEnergies), Jean-Bernard Levy (EDF) et Catherine MacGregor (Engie). Ils souhaitent le lancement d'un grand programme d'efficacité énergétique et une chasse au gaspillage nationale.

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Les tarifs réglementés de vente (TRV) du gaz d'Engie doivent disparaître le 30 juin 2023 pour les particuliers. Et c'est une très mauvaise nouvelle pour les 7 millions de foyers concernés par cette décision.

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