« Ce qu'on constate depuis le début de l'année, c'est que la demande sur l'électrique accélère, et elle a notamment accéléré à partir de la guerre en Iran, c'est assez incroyable », a indiqué Xavier Chardon. « On le voit au mois de mars et je le vois encore plus au mois d'avril. (...) Sur les quinze premiers jours, on est à 40% de commandes de clients particuliers sur l'électrique chez Citroën » (groupe Stellantis), a ajouté le dirigeant.
Depuis le début de la guerre en Iran, fin février, et le blocage du détroit d'Ormuz qui s'en est suivi, les prix à la pompe ont grimpé en France d'environ 15% pour l'essence et bondi de 35% pour le diesel.
Lundi, l'essence SP95-E10 se vendait en moyenne en France à 2,001 euros le litre, d'après une moyenne des prix pratiqués à la pompe par 7 037 stations à 11h. Le SP98 coûtait en moyenne 2,098 euros le litre (sur 7 349 stations) et le gazole, carburant le plus consommé en France, se vendait à 2,330 euros le litre (sur 8 810 stations), selon les chiffres du gouvernement analysés par l'AFP.
Or, d'après des estimations gouvernementales, rouler 100 km en véhicule électrique coûte en moyenne entre 2 et 3 euros, contre 11 euros en moyenne avec du diesel.
Nouvelle offre de leasing social
L'exécutif, qui souhaite accélérer sur l'électrification, a annoncé dimanche une nouvelle offre de leasing social pour les véhicules électriques, avec au moins 50 000 véhicules supplémentaires proposés en juin pour les « gros rouleurs » touchés par la hausse des prix à la pompe, notamment les aides à domicile, infirmiers et aide-soignants.
Ce dispositif, déjà mis en place en 2024 et 2025, à hauteur de 50 000 voitures à chaque fois, avait compté largement dans la montée des voitures électriques en France, dont les ventes ont atteint 112 000 unités neuves au premier trimestre 2026 (28% du total des ventes de voitures neuves) et 327 000 en 2025.

















