Le contrat à terme portant sur le CAC 40 évoluait en baisse de 0,82 % une quarantaine de minutes avant l'ouverture du marché. A 9h20, l'indicephare perdait 0,35%. La veille, le CAC 40 a nettement reculé de 1,11 % (-88,65 points) à 7.868,05 points, les banques en tête des baisses.
« Les violences de ce week-end replacent brutalement la question sociale au cur du risque français », a résumé John Plassard, chef de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank. Selon lui, « les marchés ne donnent plus à la France le bénéfice du doute qu'ils lui accordaient encore en 2018 », lors de la crise des gilets jaunes.
Lundi, le taux français à dix ans a terminé à 4,93 %, son plus haut niveau de clôture depuis juillet 2002, contre 4,80 % vendredi soir.
La France emprunte ainsi à un taux supérieur de 1,48 point de pourcentage à celui de l'Allemagne, contre 1,37 vendredi, tout près de son plus haut de janvier 2012 (1,50 point). Cet écart mesure la méfiance des investisseurs envers la dette française.
« Même si le gouvernement actuel parvient à faire adopter un budget, l'élection présidentielle de l'an prochain pourrait défaire tout ce qui est décidé aujourd'hui », a souligné Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.
Moody's, qui note la France Aa3 (c'est-à-dire en bas de la catégorie « qualité haute ou bonne »), avec une perspective négative, doit se prononcer vendredi.
« La question pour les agences ne sera pas : « Combien coûte ce week-end ? » Elle sera plutôt : « Les évènements rendent-ils encore moins probable le vote d'un budget, la maîtrise des dépenses et la stabilisation de la dette ? » », a expliqué John Plassard.
Parmi les valeurs à suivre
Fnac Darty : la Commission européenne a validé mardi le projet d'offre publique d'achat (OPA) du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky pour prendre le contrôle majoritaire du spécialiste du matériel électronique et de produits culturels Fnac Darty, dernière autorisation attendue pour cette opération.
















