Une quarantaine de minutes avant le début de la séance, le contrat à terme portant sur le CAC 40 prenait 0,84 %. A 9h00, l'indice phare prenait 0,69%. Jeudi, il a terminé en baisse de 0,51 %, cédant 39,52 points, pour s'établir à 7.729,69 points, au plus bas depuis fin mars.

« Les marchés européens devraient ouvrir en hausse, portés par l'apaisement du pétrole et par une clarification bienvenue sur les revenus d'OpenAI », commente John Plassard, chef de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.

Après la clôture européenne jeudi, le Financial Times a rapporté que le créateur de ChatGPT avait évoqué auprès d'investisseurs un chiffre d'affaires annualisé de 50 milliards de dollars, loin des 70 milliards mentionnés en septembre. Le Nasdaq, à forte composante technologique, a terminé en nette baisse de 1,25 %.

L'information a rapidement été nuancée. Selon une source citée par la chaîne CNBC, l'écart correspond aux revenus tirés par OpenAI de ses partenariats. D'après l'agence Bloomberg, l'entreprise prévoit toujours d'atteindre ou de dépasser 70 milliards de dollars d'ici fin 2026.

L'épisode illustre la fébrilité des investisseurs face au secteur de l'intelligence artificielle. A Tokyo vendredi, SoftBank, l'un des principaux investisseurs d'OpenAI, baissait nettement (-3,49 % vers 06H00 GMT).

A Paris, les spécialistes des semi-conducteurs STMicroelectronics et Soitec seront suivis.

« Le pétrole et les taux d'intérêt restent les principaux moteurs des marchés mondiaux, et cela va changer la semaine prochaine avec les résultats », résume Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote.

Vers 06H15 GMT, le baril de Brent perdait 1,24 % à 103,04 dollars, après avoir bondi de plus de 4 % jeudi. Donald Trump a assuré que les États-Unis n'attaqueraient pas l'Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre.

A l'agenda, la séance s'annonce relativement calme, avec la publication du moral des consommateurs américains mesuré par l'Université du Michigan et des chiffres de l'emploi au Canada en septembre.

Valeurs à suivre

Airbus : le constructeur aéronautique, dont la livraison d'A330 a été perturbée cette année, a livré en septembre 72 avions, portant à 547 le nombre d'appareils envoyés chez ses clients depuis le début de l'année, selon un communiqué jeudi soir.