Selon l’enquête de la DGCCRF menée en 2020 et 2021, ces plates-formes ne mettent pas tout en œuvre pour assurer la sécurité des usagers, notamment contre les risques de fraude. Principale arnaque : la mise en ligne d'annonces fictives.

Les plates-formes de mise en relation entre loueurs et locataires de vacances Abritel et Airbnb sont dans le viseur de la répression des fraudes, rapporte 60 millions de consommateurs. Abritel a été assigné devant le tribunal judiciaire de Paris pour pratique commerciale trompeuse et Airbnb a été condamné à une amende de 300 000 euros pour diverses entorses au code de la consommation, notamment un manque de transparence. Selon l’enquête de la direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) menée en 2020 et 2021, tout n'est pas mis en œuvre pour assurer la sécurité des usagers, notamment contre les risques de fraude. Principale arnaque : la mise en ligne d'annonces fictives. Au mois de mars, près de 120 victimes ont saisi la justice.

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Cité par l'association, Abritel s’étonne de cette assignation de la DGCCRF : « Malgré nos demandes en ce sens, la DGCCRF ne nous a jamais indiqué au cours de son enquête les mentions présentes sur notre site qu’elle estime trompeuses. Nous nous étonnons donc de recevoir une assignation sans avoir pu en discuter avec elle. » La société estime avoir « toujours clairement alerté sur la nécessité d’utiliser l’outil de paiement en ligne mis à disposition par la plateforme afin de sécuriser les réservations » et se dit très confiante « sur le fait que nous pourrons démontrer au tribunal la réalité de nos efforts constants pour inciter les vacanciers à faire preuve de prudence et à ne pas effectuer de virements en dehors de notre plateforme ».