60 centimes et plus au moment du déconfinement, autour de 40 centimes actuellement : le prix du masque chirurgical a déjà beaucoup baissé depuis le mois de mai. Et il devrait encore être divisé par 2 dans les semaines à venir. Explications.

Le masque chirurgical, nouveau produit de grande consommation, au même titre que le papier toilette ou les mouchoirs en papier. Une nouvelle manne, aussi, pour la grande distribution : depuis le déconfinement, les grandes surfaces en ont écoulé pour 300 millions d’euros. Ce n’est sans doute qu’un début. Avec la rentrée scolaire - le masque est obligatoire pour les élèves à partir du collège - et l’obligation, qui entre en vigueur aujourd’hui, de le porter au travail, les ventes vont encore exploser.

De quoi inquiéter les familles, qui vont devoir payer pour les masques portés à l’école par leurs enfants. Avec le coronavirus, le prix du masque a en effet explosé. Vendu, en pharmacie, 5 centimes l’unité avant la crise sanitaire, son coût a été multiplié par 10 et plus après le déconfinement, le 11 mai dernier. Y compris dans les supermarchés, qui ont l’autorisation d’en vendre depuis le 4 mai. Résultat : selon un calcul effectué sur la base d’un masque à 60 centimes pièce, l’UFC-Que Choisir a récemment estimé le budget annuel par élève à 218 euros.

Vers un masque à 20 centimes pièce

Heureusement, cela devrait être moins, en réalité. Tout d’abord parce que nombre de familles vont opter pour des masques lavables, plus écologiques et plus économiques. Ensuite parce que le prix des masques chirurgicaux est appelé à fortement baisser dans les semaines à venir, annonce la grande distribution. Déjà, on trouve facilement des boîtes de 50 masques pour 20 euros (soit 40 centimes le masque) ou moins. Chez Carrefour, notamment, le lot de 50 masques est proposé à 19,50 euros.

Le prix moyen du masque jetable a toutes les chances d'être encore plus bas dans les semaines à venir, pour s'approcher des 20 centimes l'unité. Pourquoi ? Tout simplement parce que les coûts de production et d’acheminement sont en chute libre, notamment depuis la Chine, principal pays producteur.

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La pénurie est finie

En mai, pour faire face à la forte demande, les grandes surfaces françaises ont massivement acheté des masques qu’elles ont payés très cher - autour de 0,40 euro pièce - dans un contexte de pénurie, rappelle le JDD. Elles ont ainsi constitué d’onéreux stocks,qu’elles finissent d’écouler actuellement. La boîte de 50 masques, par exemple, s'affiche encore à 29,90 euros chez Intermarché.

Grâce au retour du fret par bateau, moins coûteux que l’avion, et à la baisse du polypropylène, principale matière première, les masques achetés aujourd’hui sont bien meilleur marché : autour de 0,12 euro pièce pour un masque made in China. Une baisse qui, dans un contexte de concurrence intense entre les enseignes, devrait se répercuter rapidement sur les prix en rayon.