Les centaines dagents récemment mandatés par des établissements de paiement ou de monnaie électronique respectent-ils la réglementation ? Globalement oui, répond la DGCCRF, qui a constaté des anomalies « peu nombreuses » au cours de son enquête. Laffichage des tarifs, « à lintérieur des établissements recevant du public mais aussi à lextérieur », est satisfaisant. Les quelques entorses concernent surtout des contrats « ne présentant pas les stipulations obligatoires [ ] ou comportant des clauses abusives ». Autre anomalie parfois constatée : une « insuffisance dinformation aux consommateurs sur des opérations de paiement isolées ».
Ces « manquements constatés ont fait lobjet de suites appropriées », notamment davertissements, explique la DGCCRF, sans citer de cas précis. Elle déclare également poursuivre, en ce qui concerne certains produits, « la vérification de la loyauté des informations fournies aux consommateurs ».
Bureaux de tabac et épiceries
Depuis 2009, et la mise en uvre de la première directive européenne sur les services de paiement, les banques (au sens détablissements de crédit) « ne sont plus les [seules] à pouvoir fournir des services de paiement aux consommateurs » rappelle La DGCCRF. Cest désormais le cas, aussi, des établissements de paiement (depuis 2009) et de monnaie électronique (depuis 2013). Lenquête de la DGCCRF sest ainsi concentrée sur les agents mandatés de ces nouveaux acteurs, « le plus souvent des commerces de proximité (bureau de tabac, épiceries, kiosque à journaux, etc.) », explique-t-elle.
On pense par exemple aux buralistes qui distribuent le Compte Nickel, ce service de paiement permettant dobtenir un RIB et une carte bancaire en quelques minutes, moyennant 20 euros. Mais la gamme des services couverts par ces nouveaux acteurs est plus large : transferts dargent vers létranger, solutions de micro-paiement, cartes prépayées, etc.













