Plusieurs mesures visent les ménages, comme la non revalorisation des aides personnelles au logement (APL), ou des restrictions pour les étudiants de famille aisée. Les prestations familiales ou encore la prime d'activité seront gelées et l'allocation de rentrée scolaire réformée pour économiser 1,1 milliard d'euros.

Toutefois les bénéficiaires du minimum vieillesse, de l'allocation adulte handicapé et du RSA verront eux leurs prestations réévaluées normalement.

RSA, AAH, APL... La liste des versements CAF revalorisés en 2027 (ou pas)

En revanche, alors que le budget prévoyait aussi de faire payer aux étudiants non boursiers 178 euros par an pour un BTS et 270 en classe préparatoire, le ministre de l'Education Edouard Geffray a annoncé jeudi soir que le gouvernement retirait ce projet, alors que les lycées sont secoués par des blocages parfois violents, et face à la colère de la gauche et de la CGT.

A ce stade, les ménages aisés ne seront pas davantage sollicités. La contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) est maintenue, pour un gain espéré de 600 millions d'euros.

Retraites, arrêts-maladie...

Pour diviser « presque par deux » le déficit de la Sécurité sociale l'an prochain - il passerait à 12,7 milliards d'euros - le gouvernement propose un « effort » de 5,5 milliards d'euros sur les retraités : les pensions supérieures à 1.260 euros ne seraient pas indexées intégralement sur l'inflation et le plafond de l'abattement de 10% sur les retraites, aujourd'hui à 4.439 euros, serait abaissé à 3.000 euros.

Les arrêts-maladie devraient coûter 2 milliards d'euros de moins, une économie dont la moitié fera l'objet d'une négociation avec les partenaires sociaux. La fiscalisation des indemnités journalières est dans les tuyaux.