« Le coût des arrêts de travail augmente de près de 1 milliard par an. Ce n'est pas soutenable », a lancé le ministre des Comptes publics David Amiel, en présentant à la presse les budgets de l'Etat et de la Sécurité sociale.
« C'est la raison pour laquelle plus de 2 milliards d'euros d'économie seront prévus sur les arrêts de travail » en 2027, dont « 1 milliard dans le cadre d'une négociation sociale », le reste via une hausse des prélèvements d'impôt et de cotisations sociales sur les arrêts de travail, pour aligner cette fiscalité sur celle des salaires, a-t-il dit.
Le ministre du Travail va « saisir dans les tout prochains jours » les partenaires sociaux, pour démarrer rapidement des négociations « avec l'idée d'une copie rendue avant la fin de l'année », pour que les mesures produisent leur effet sur toute l'année 2027, a précisé le cabinet de Jean-Pierre Farandou.
Il leur demandera de travailler à la fois sur « la prévention, la responsabilisation, et une réforme structurelle ». « On est peut-être au bout d'une logique paramétrique, et si on veut, finalement, réussir à toujours bien couvrir les Françaises et les Français qui ont besoin d'un arrêt de travail et éviter, en même temps, une dépense qui devient non maîtrisée, il faut sans doute penser plus structurellement », a précisé le cabinet.
« L'idée générale, c'est de proposer aux partenaires sociaux une réforme importante », a commenté Jean-Pierre Farandou.
« On a un système aujourd'hui qui est à bout de souffle, déjà financièrement il pose question, mais au-delà de ça, il désorganise les entreprises », a-t-il ajouté. « Moi, je souhaite qu'on regarde ce qui se passe dans d'autres pays européens où en fait, on protège moins les arrêts courts, donc on incite les gens à être moins en arrêt court, et peut-être mieux les arrêts longs », a avancé le ministre.














