L'essentiel

  • Le président français n'exclue pas une éventuelle baisse de taxes, mais estime que ce ne serait pas la décision la plus vertueuse.
  • Il affirme son intérêt à baisser les prix plutôt que les taxes et critique l'interdiction des exportations de gazole américain par Trump.
  • Malgré le poids de la dette, il ne regrette pas les aides déclenchées pendant la pandémie et assume une réforme trop lente du modèle social.

« Je pense qu'en fonction de l'évolution, il ne faut rien exclure », a dit le président de la République lors d'une interview sur France 2 et TF1, tout en jugeant qu'une baisse des taxes n'était « pas la décision la plus vertueuse » car celles-ci « servent à financer les dépenses de l'Etat ».

« Notre intérêt, c'est plutôt de baisser les prix avant de baisser les taxes », a-t-il ajouté, estimant par ailleurs que l'interdiction des exportations de gazole américain, comme s'y est dit favorable Donald Trump, serait une « mauvaise » décision, « pas simplement pour le reste du monde, pour l'économie américaine aussi ».

Emmanuel Macron a également assuré « ne pas regretter du tout » le « quoi qu'il en coûte », à savoir les aides publiques mises en place lors de la pandémie de Covid-19 qui ont alourdi la dette de la France, réduisant aujourd'hui ses marges de manœuvre budgétaires.

Le chef de l'Etat a affirmé que les dépenses des « dix dernières années » se décomposaient en « un tiers pour protéger les Français des crises », « un tiers pour préparer la France à l'avenir », et « un tiers parce qu'on n'a pas assez réformé le modèle social ». « Je ne regrette rien des deux premiers tiers. Je regrette de ne pas avoir été assez efficace et rapide sur le dernier », a-t-il dit.