Cette convention citoyenne, issue pour la première fois d'une « auto-saisine » du Cese, devrait commencer ses travaux en novembre et les terminer avant l'élection présidentielle, selon un calendrier qui reste à préciser, a expliqué Mme Thoury.
Élue en mai dernier à la tête de cette troisième chambre, consultative, du Parlement français qui est elle-même régulièrement attaquée pour son coût pour les finances publiques, Claire Thoury présente mardi la feuille de route de l'institution pour la première année de la nouvelle mandature. Un « panel de citoyens représentatifs de la diversité de la population française », environ 150, devrait participer sur tirage au sort à la convention sur les finances publiques, a-t-elle indiqué à l'AFP.
Questions démocratiques
L'objectif est double, expose-t-elle. Tout d'abord « rappeler que toutes ces questions sont éminemment démocratiques, pas uniquement techniques, et que, sous couvert de débats techniques et budgétaires, il y a de grandes décisions (...) qui ne peuvent pas être prises sans les citoyens ». Mais également, dans une visée pédagogique, « donner à voir aux citoyens, dans cette période électorale, la façon dont on construit un budget, comment ça marche, quel est l'état de nos finances publiques ».
« Notre ambition est de venir en appui du débat politique qui n'arrive pas à avancer sur ce sujet », a résumé la présidente du Cese. Grâce à une réforme de 2021 qui a fait du Cese la chambre de la participation citoyenne, l'institution a déjà organisé trois conventions citoyennes, sur le climat, la fin de vie et les temps de l'enfant, mais à chaque fois, le Cese avait été saisi de ces sujets par le gouvernement.














