« Sur les minima sociaux, le Premier ministre a arbitré, nous allons indexer le RSA et le minimum vieillesse, ce qu'on appelle l'Aspa », a assuré M. Farandou sur France Info.
Parmi les priorités de son ministère qui seront « sacralisées » dans ce budget, il a par ailleurs cité « l'apprentissage, à la fois l'aide aux entreprises pour accueillir des apprentis et le financement des organismes de formation, la jeunesse et notamment les contrats d'engagement jeune qui s'adressent à des jeunes en difficulté » via les missions locales, ainsi que les inspecteurs du travail dont le nombre « sera maintenu à quasiment 2.000 pour qu'ils puissent remplir leurs missions ».
Mi-juillet, le gouvernement avait publié son projet de dépenses pour le budget 2027 qui indiquait une baisse de 2,8 milliards d'euros pour la mission travail.
Désindexation des pensions de retraites
M. Farandou a également été interrogé sur la question sensible d'une possible désindexation des pensions de retraites.
« Il y a un problème économique, bien évidemment, parce que l'indexation à 100% sur l'inflation (des pensions de retraites), vous l'appliquez à 400 milliards, ça va vite », a souligné le ministre. « J'en appelle à la solidarité des seniors pour participer à un effort collectif pour redresser notre pays et redresser les comptes de la Sécurité sociale », a-t-il ajouté.
Jeudi, lors d'un débat organisé dans le cadre de la Rencontre des entrepreneurs de France du Medef, M. Farandou avait dit penser qu'il « faut remettre en question ce principe d'une indexation systématique (des retraites) qui est très coûteuse, encore plus en phase d'inflation élevée », ajoutant que « le système » n'avait pas « les moyens de supporter cela ».
A l'inverse, la CGT appelle le gouvernement, dans un communiqué diffusé vendredi, à « abandonner son projet de désindexation des pensions » et le patronat à « revenir sur le gel des retraites complémentaires qu'il impose à 14 millions de retraités depuis deux ans ».
Interrogé sur la volonté affichée par le candidat à l'élection présidentielle Édouard Philippe de réduire de 18 à 12 mois la durée d'indemnisation maximale des demandeurs d'emploi de moins de 50 ans, M. Farandou a insisté sur la nécessité, sur ce sujet, de « passer par le dialogue social » pour « réformer sans brutalité ».


















