La compagnie à bas coûts espagnole Volotea a mis en place mi-mars ce qu'elle appelait un « engagement de voyage équitable », qui lui permettait d'ajuster le prix de ses billets après paiement, à la hausse ou à la baisse en fonction du cours du pétrole, qui avait fortement augmenté en raison de la guerre au Moyen-Orient.

« Cette pratique commerciale est interdite », a indiqué la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Elle s'appuie sur un règlement européen de 2008 (article 23 du règlement 1008/2008). Cette interprétation confirme celle de la Commission européenne, qui début mai avait aussi précisé que la pratique était en infraction avec les règles européennes.

Mise en conformité

« Le service national des enquêtes de la DGCCRF a donc enjoint à la société Volotea de cesser ces pratiques sous peine d'une astreinte de 3 000 euros par jour de retard en cas d'inexécution », a poursuivi la DGCCRF. « La société Volotea s'est mise en conformité à l'issue de la mesure d'injonction », a-t-elle précisé.

Le supplément à régler pour pouvoir s'enregistrer sur un vol réservé pouvait monter jusqu'à 14 euros. Volotea indiquait que 97% de ses clients choisissaient de confirmer leur vol et de s'acquitter de la somme demandée.

Volotea s'engageait à rembourser ses clients une partie du prix si le baril était à moins de 65 dollars. En revanche, au-delà de 75 dollars, le prix était augmenté. Or, au moment où cette politique tarifaire avait été lancée, mi-mars, le baril de Brent valait aux alentours de 100 dollars.

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