« Les personnes vivant seules sont sur-représentées parmi les personnes bénéficiant de la procédure de surendettement, en particulier les femmes, et plus encore les cheffes de famille monoparentale », écrivent quatre économistes de la banque centrale dans une note.
« Presque trois quarts » (73,0% exactement) des dossiers de surendettement à la Banque de France concernent des personnes seules, « alors qu'elles ne représentent que la moitié de la population française » (48,5% selon l'Insee), indiquent-elles.
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Sentiment de honte
Les femmes supportent en moyenne une dette moins lourde que les hommes mais courent davantage le risque de surendettement. Plusieurs facteurs l'expliquent. Les femmes ont en moyenne des revenus et un patrimoine moindres, elles ont plus de difficultés à acheter leur résidence principale et elles ont, « plus fréquemment que les hommes, plusieurs enfants à charge ».
Autre inégalité: « Les entrepreneuses individuelles sont plus endettées que les autres femmes en surendettement ». Parmi les entrepreneurs individuels, 25% sont des femmes, mais parmi celles et ceux qui sont surendettés, 45% sont des femmes.
La Banque de France déplore les freins qui empêchent de se déclarer en surendettement, une procédure qui permet de suspendre, étaler ou effacer partiellement ses dettes. « Recourir à la procédure de surendettement fait hésiter presque 80% des femmes et des hommes. Le sentiment de honte et de gêne à l'idée de se déclarer surendettées est plus fort chez les femmes (59%, 5 points de plus que pour les hommes) », relèvent les économistes.
« Je suis à découvert tous les mois et je ne m'en sors pas. Que faire ? »













