Les stages pris en compte dans le calcul des retraites le seront sur une période limitée et devront avoir donné lieu à une cotisation, a précisé lundi la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine.

« Il ne serait pas compréhensible que les étudiants qui font un stage puissent voir validées des périodes de stage sans apporter des contributions financières », a déclaré Marisol Touraine lors d'un rendez-vous avec l'association des journalistes de l'information sociale (Ajis).

« Il ne peut pas y avoir de validation sans cotisation » et « il ne peut pas y avoir de trimestres gratuits alors qu'au même moment quelqu'un qui est en apprentissage a une cotisation et que quelqu'un qui travaille (...) est amené à cotiser sur la base de sa rémunération », a poursuivi la ministre. Ainsi, ces stages « donneront lieu à une contribution financière qui doit rester dans une période limitée de temps ». « Il n'est pas question de pouvoir valider sans limite et sans contrainte les périodes de stage », a précisé la ministre interrogée dans les couloirs de l'Assemblée.

Pas question de « banaliser » les stages

Dans une interview au JDD dimanche, elle avait indiqué que le gouvernement entendait « trouver une solution » pour prendre en compte des périodes de stage dans le calcul des pensions, alors que le projet de loi sur les retraites est discuté à l'Assemblée à partir de lundi.

Devant l'Ajis, la ministre a précisé :  « Il ne peut pas être question d'avoir un système qui banalise les périodes de stage par rapport au contrat de travail, c'est-à-dire que concrètement, (...) la gratification de 436 euros (obligatoire à partir de deux mois) ne peut pas être considérée comme l'équivalent d'un salaire ». Dès lors, « on ne peut pas imaginer qu'on soit face à un système de cotisation classique », selon elle. Enfin, « ces périodes de stage doivent être inscrites dans un cursus de formation qui soit identifié », a-t-elle ajouté.

Économisez sur les frais et gagnez jusqu'à 500 € grâce à notre comparatif des assurances vie

« Il y a déjà dans la loi un système de rachat pour les trimestres d'études limité à quatre trimestres pour bénéficier de l'aide » (1.000 euros par trimestre), a rappelé Marisol Touraine et « il paraîtrait normal que cette possibilité de racheter des périodes de stage s'inscrive dans ce cadre-là ». Les deux dispositifs ne doivent pas être « en contradiction »: « Un des sujets va être d'articuler le dispositif de rachat de trimestres d'études avec la possibilité donnée de racheter des stages », a-t-elle souligné.