Voici des réactions politiques aux annonces faites par Nicolas Sarkozy sur la réforme des retraites lors du sommet social qui s'est tenu lundi à l'Elysée.

Parti communiste

Marie-Georges Buffet, secrétaire nationale du PCF: "La droite a annoncé la couleur, elle cherche à présenter la facture aux seuls salariés en épargnant le patronat. Face à cette offensive, le PS a engagé un +pas de deux+ préoccupant qui n'augure rien de bon pour le mouvement social. Sortons du +travailler plus+ ou du +moins de pension+ ! Il existe d'autres solutions.

Le PCF propose de faire cotiser les entreprises en taxant les revenus financiers des entreprises en fonction de leur politique en matière d'emploi et d'investissement. Même modérément, cette cotisation est susceptible de financer les 70 ou 100 milliards d'euros manquants". (communiqué)

Parti radical de gauche

Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG): "Les radicaux de gauche veulent croire les engagements du président de la République de prendre le temps qu'il faudra et de mener une vraie concertation sur la question des retraites". "Le sujet est un enjeu national et s'il n'y a pas de solutions miracles, la gauche ne pourra pas accepter pour autant que ce soit seulement aux salariés de porter tout le poids de la réforme". (communiqué)

Parti socialiste

Jean-Marie Le Guen (PS/président du conseil d'administration de l'AP-HP): "Le parti socialiste doit peser sur le cours des négociation et ne pas laisser au gouvernement le monopole des solutions. Le premier recul de Nicolas Sarkozy qui exclut désormais de légiférer cet été doit inciter la gauche à passer à l'offensive. Le financement des retraites est une question incontournable qui ne doit pas entraîner le déclin de notre modèle social mais au contraire sa refondation".

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Nouveau Centre

François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale : Les députés NC "saluent la volonté du gouvernement de mener une large concertation sur la future réforme des retraites et souhaitent que soit mis en place un régime unique par points applicable à tous les salariés, du public comme du privé". Le groupe "souhaite la mise en oeuvre effective et dans les plus brefs délais de l'Observatoire de la pénibilité chargé d'apprécier la nature des activités pénibles dans le public et le privé". (communiqué)

UMP

Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP : "Au-delà du calendrier de la réforme des retraites qui laisse un large temps au dialogue et à la concertation, l'UMP note avec une très large satisfaction, l'ouverture d'une négociation sur le thème de la pénibilité, sujet fondamental de justice sociale". L'UMP "participera à la concertation engagée et fera des propositions détaillées sur chacun des thèmes au débat. Il recevra dans ce cadre l'ensemble des partenaires sociaux, au printemps, pour échanger sur ces propositions et comparer les solutions qu'il aura arrêtées avec celles de ses interlocuteurs". (communiqué)

Souverainistes

Nicolas Dupont-Aignan, député, président de Debout la République : "Pour moi le problème des retraites c'est pas ce type de négociation. La vraie question c'est la croissance économique. Un pays qui lutte contre le chômage peut payer ses retraites". "Vous pouvez prolonger la durée de la retraite, la mettre à 62, 64, 65 ans. Si les gens sont au chômage à 49 et qu'ils ne trouvent pas de boulot et qu'on se traîne à 0% de croissance, ce sera la bombe sociale (...) le pays sera en révolution". "Dans le contexte du chômage massif, repousser l'âge de la retraite c'est réduire les pensions. Soit on augmente la cotisation, soit on réduit les pensions". (interview à BFM Radio)