Dans une interview accordée au quotidien Nice-Matin, François Fillon a qualifié de "priorité" la sauvegarde du système de retraites par répartition, répétant qu'il était favorable à une hausse des cotisations "dès que la situation" le permettra.

"Le système par répartition est au coeur de notre solidarité et de notre pacte républicain. Nous devons le sauvegarder. C'est ça, la priorité, pas de disserter sur un changement radical d'organisation du système auquel je ne crois pas", affirme le Premier ministre.

"Si nous ne faisons rien, il nous manquera 100 milliards par an à l'horizon 2050", affirme encore le chef du gouvernement, qui juge également nécessaire d'étudier une "hausse des cotisations retraite compensée par la baisse des cotisations chômage".

Ce principe "avait été acté en 2003", mais "la crise ne nous a pas permis de le mettre en oeuvre", dit il. Or "le principe de ce transfert reste valable: il faudra le faire dès que la situation économique et la baisse du chômage le permettront", poursuit le Premier ministre.

"Mais les cotisations ne sont pas le seul paramètre pour sécuriser notre régime par répartition. Sur cette question des retraites, qui n'est ni de droite ni de gauche, mais implacablement démographique, j'en appelle à un consensus national", ajoute-t-il encore.

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La question des retraites, que le gouvernement entend réformer, sera au coeur du sommet social de lundi à l'Elysée, alors que les syndicats redoutent de plus en plus un passage en force.