Rarement publication de l'Insee sur la « confiance des ménages » aura été aussi morose que ce baromètre de juillet 2022 : l'indicateur du moral des Français est au plus bas depuis juin 2013 et menace de tomber à un niveau record pour le 21e siècle dès le mois d'août. Deux indicateurs financiers sont particulièrement dans le rouge : la perception de l'évolution des prix et de leur niveau de vie.

Les Français ont peur des lendemains qui déchantent. « En juillet, la confiance des ménages continue de diminuer, pour le septième mois consécutif. À 80, l'indicateur qui la synthétise perd deux points et reste ainsi bien au-dessous de sa moyenne de longue période (100 entre janvier 1987 et décembre 2021) » : voici pour le constat factuel de l'Insee, qui publie son baromètre mensuel de la confiance des ménages à l'aide d'une étude d'opinion réalisée chaque mois auprès d'un panel de 2 000 ménages (1). Record ? Non. Pas encore. En juin 2013, le moral des ménages était tombé à 79. Mais la courbe plonge si vite qu'elle descendra probablement en-dessous dès le mois d'août, marquant ainsi un nouveau record de confiance au plus bas au 21e siècle.

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Pourquoi ? L'inflation est clairement le principal sujet d'inquiétude : le solde d'opinion mesurant l'évolution passée des prix atteint désormais +61 (plus haut indice depuis la crise financière des subprime en 2008). Et l'opinion des Français sur l'évolution de leur niveau de vie continue de baisser, et ce aussi bien concernant leur niveau de vie actuel que futur.

Dans ce contexte, une majorité de Français interrogés par l'Insee estiment qu'ils restent aujourd'hui capables de mettre de l'argent de côté. Toutefois, inquiets de l'évolution prochaine de leur portefeuille, la part de ménages considérant que c'est le « bon moment » pour épargner diminue légèrement... Malgré tout, une majorité de ménages estiment aujourd'hui encore qu'il est opportun d'économiser. Histoire de prévenir les coups durs ?

L'inflation flirte déjà avec les 6% : faites-vous partie des principaux perdants ?

(1) Cette étude repose sur une série de 11 questions posées par téléphone, lesquelles portent sur les prix, le chômage, la situation financière personnelle, le niveau de vie, etc.