Quel que soit le résultat du second tour, ce dimanche 24 avril, la flat tax à 30% sur les revenus du capital ne sera pas remise en cause, à en croire les programmes des deux candidats qualifiés pour l'ultime round de l'élection présidentielle. Si le président sortant Emmanuel Macron est partisan d'une stabilité totale, la candidate RN Marine Le Pen veut l'adapter à la marge.

En 2017, la fiscalité de l'épargne n'était peut-être pas au centre des débats de l'élection préisdentielle. Mais elle constituait l'un des axes de potentielle réforme d'ampleur pour les qualifiés du second tour. En particulier car Emmanuel Macron portait le projet d'une flat tax (autrement dit un taux unique) pour les revenus du capital, alors que les gains financiers étaient alors soumis au même barème progressif que les revenus du travail. Emmanuel Macron élu, la « flat tax », ou plutôt le prélèvement forfaitaire unique (PFU), de 30% (12,8% d'impôt sur le revenu + 17,2% de cotisations sociales) a été adoptée et est en vigueur depuis 2018.

Un avantage plafonné ?

En 2022, la fiscalité de l'épargne actuelle - et donc en premier lieu cette « flat tax » - n'est clairement pas menacée par les deux candidats qualifiés pour le second tour de l'élection présidentielle.

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Logique, côté Emmanuel Macron, puisqu'il s'agit de sa propre réforme : désormais, le mot d'ordre de l'actuelle majorité présidentielle est la stabilité fiscale, comme l'a dit et répété Laurent Saint-Martin, relais du président-candidat sur les sujets fiscaux, face aux adhérents des associations d'épargnants Afer et Faider.

Marine Le Pen n'en fait pas non plus un sujet de réforme d'ampleur : « Je maintiens la flat tax à 30% sur les revenus du capital jusqu'à un plafond à déterminer. Au-delà, c'est l'imposition sur le revenu qui s'appliquera (...) », explique la candidate d'extrême droite dans Le Parisien. Elle a par la suite précisé cette adapation dans Les Echos : « Nous garderons le principe d'une flat tax à 30% sur les revenus du capital, avec un plafonnement à 60 000 euros des revenus financiers. » Un plafond relativement élevé, puisqu'il est ici question de 60 000 euros de gains financiers annuels, hors enveloppes fiscales spécifiques telles que l'assurance vie ou le PEA.

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