La semaine dernière, lannonce de la possibilité d'acheter du bitcoin en bureaux de tabac avait défrayé la chronique. Pour rappel, le 21 novembre, le chroniqueur Michaël Darmon affirmait sur Europe 1 que la Banque de France avait autorisé la Fédération des buralistes à commercialiser du bitcoin. Prise de court, linstitution avait démenti dans la foulée avoir donné son consentement, rappelant dans un communiqué sa méfiance envers les actifs numériques tels que le bitcoin.
Néanmoins, si la Banque de France na pas autorisé la vente de bitcoins en bureaux de tabac, un partenariat a bel et bien été scellé entre la société Bimedia, qui commercialise des solutions dencaissement pour les buralistes, et la plateforme de cryptomonnaies Keplerk. L'accord permettant à cette dernière de vendre ses tickets convertibles en crypto-actifs chez les buralistes à partir du 1er janvier prochain.
Un marché non régulé
Ce partenariat passe décidément mal auprès des autorités de contrôle françaises. Ce 26 novembre, la Banque de France mais aussi lAutorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et lAutorité des marchés financiers (AMF) en remettent une couche. Dans un communiqué commun, les trois autorités sinquiètent que tout un chacun puisse acquérir ces actifs hautement spéculatifs, « peu adaptés aux profils dinvestisseurs particuliers non avertis ». L'occasion pour les gendarmes financiers de rappeler qu « il existe également des risques de piratage des portefeuilles de bitcoins ».
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LAMF, lACPR et la Banque de France insistent aussi sur le fait que lachat et la vente dactifs numériques seffectuent en dehors de toute réglementation. Elles déclarent à propos du bitcoin que « sa diffusion par une société anonyme, Paysafebit SASU au capital de 50 000 euros, utilisant la dénomination commerciale Keplerk, qui ne dispose daucune autorisation ni agrément par une autorité française ou étrangère, nest pas de nature à fournir une quelconque garantie à la clientèle », ajoutent les trois autorités de contrôle. « La dénomination commerciale Keplerk ne doit en outre pas porter à confusion avec des sociétés agréées en France telles que Kepler Cheuvreux ou Kepler capital markets qui nont aucun lien avec cette activité », terminent lAMF, lACPR et la Banque de France.



















