LAssociation français de la gestion financière (AFG) a publié cette semaine un « livre blanc » sur la fiscalité de lépargne, avec pour objectif de peser sur les débats budgétaires à venir au Parlement. Dans son communiqué, lAFG « se félicite que certaines des suggestions portées dans ce rapport ( ) figurent dans la réforme fiscale annoncée par le gouvernement même si certaines réformes ne sont que partielles ».
Cinq recommandations des gestionnaires dactifs concernent la fiscalité applicable aux investisseurs. La première dentre elles : « Imposer les produits et gains de lépargne selon un prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) incluant limpôt sur le revenu et les prélèvements sociaux et nexcédant pas 30%. » Une proposition qui fait évidemment écho au projet de prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 30% du gouvernement, ou « flat tax ».
Lire aussi : Pourquoi la flat tax fait polémique
Une flat tax abaissée à 20% sur le long terme
LAFG se satisfait donc du projet gouvernemental en qualifiant le PFU de « raisonnable ». Mais lassociation professionnelle souhaite aller plus loin : « Afin dinciter les épargnants à allonger leur durée dépargne, un taux minoré de lordre de 20% pourrait être prévu au profit des placements à long terme, cest-à-dire de 8 ans ou plus. » LAFG justifie sa proposition par une comparaison avec la fiscalité appliquée par dautres pays européens : « Nos voisins immédiats, notamment lAllemagne, lEspagne et lItalie, taxent les revenus et plus-values de lépargne à un taux forfaitaire libératoire allant de 24 à 26 %, tous prélèvements inclus. »

















